20 octobre 2011
Jour J, à toutes les punités, FEU............
Après plus d'un an de maladie et de galère, hernie discale oblige, je me suis jeté dans la prépa pour cette IM il y a moins de 5 mois et avec un bon 16kgs en trop. Je sais, ce n'est pas la façon la plus intelligente de s'y remettre mais bon, fallait bien reprendre un jour d'autant que les médecins me disaient finis pour le sport à haute dose. Une prépa minimaliste mais correcte, je pense, me donne bon espoir pour ce Nouvel Ironman et le jour J est enfin arrivé.
Aprés une nuit correcte, je me léve avec la gueule de bois du mec malade, il est déjà 06h00. Mon départ est prévu à 08h45 alors j'ai encore le temps. Petit-déj à base de thé, de fructose, de riz au lait qui passe tout seul. Je finis mes sanwichs pour la course et vérifie un éniéme fois mes sacs mais il est déjà l'heure de prendre le chemin du parc à vélo.
Il fait encore nuit noire quand je décolle en compagnie de Sandrine, ma chére colloque maniaque mais gentille tout de même ;-)
Sur place, c'est une vraie fourmilliére, ça grouille de partout et on croise toutes les attitudes possibles et imaginables, ça en est presque marrant. Perso, l'Ipod vissé sur les oreilles, je suis dans mon monde et je prépare mon vélo tranquillement. Retirage de la housse qui est trempée de rosée, installation des bidons, boyau et set de réparation, gonflage des pneus et je dépose mes sacs vélo-running.
Direction la plage de départ car le jour s'est levé sur quelques 1500 pingouins. Les pros sont au départ suivront les filles, et les hommes en groupe d'age. Pour moi, c'est prévu à 08h45...
Bizarrement, je suis zen, je pense à mon petit bonhomme qui me manque beaucoup tout comme ma chérie qui m'a toujours accompagné sur mes courses. Sa présence me manque ce matin et puis, qui va me porter mon sac pour rentrer au camping :-)))))))))
Je retrouve les copains et surtout mon Dider qui, comme à son habitude, à le don de me faire marrer et au moins, je n'ai pas le temps de stresser ;-)
Bref, il est déjà 08h45, je suis prêt à partir avec l'ensemble des gars de mon GA. Aprés une longue attente de quelques 10 minutes, histoire de laisser les femmes prendre de l'avance, mon départ est donné et c'est déjà la bagarre, ça le sera jusqu'à la troisième bouée pour ma part. Difficile de se faire une place pour le nageur moyen que je suis mais après cela, tout se passe pour le mieux. Je rêve de nager en moins d'une heure mais je sais que ce sera difficile malgré une mer super agréable et limpide qui nous permet de voir assez loin. Rapidement, je reprends des mecs et des filles partis devant moi mais je trouve ce premier aller très très long et je me fais limite chier car j'ai énormément de mal à retrouver mes sensations. 2-3 mecs arrivent à me monter dessus et malheureusement, c'est à l'aide de 2 bons bourre-pifs qu'il finit par me lacher. Le chrono s'en ressent puisqu'au demi-tour, je pointe en 36 minutes à ma montre mais je ne m'affole pas et décide de forcer sur les 1750m suivant. Le retour, bizarrement, me parait hyper rapide malgré un courant contraire et je ne me trompe pas car la bouée de virage se rapproche très vite et au moment de la prendre, un coup d’œil à ma montre me permet de voir que j'en suis à 01h00.
En 01h06'20, je m'extrais de l'eau, un peu déçu car c'est l'un de mes plus mauvais temps mais je me dis que j'aurais bien le temps de me rattraper sur le vélo.
Comme à mon habitude, la sortie de l'eau et le passage à la station debout ne me géne pas et je grille déjà pas mal de monde sur le chemin de la tente de transition. Dans celle-ci, enfilage de mon dossard, de mon casque et c'est parti, non sans faire tomber les deux sandwichs que je me suis préparé et en voulant les rattraper, j'ai bien failli me mettre par terre.
Le coach ayant fait la course l'année derniére, le mot d'ordre était de ne pas s'enflammer, jamais car le parcours s'y prête mais ce serait me griller les ailes avant le marathon. Objectif : les 05h alors j'ai chaussé ma nouvelle paraculaire Zipp super9 et ma xentis à l'avant.
Parti sur un rythme correct, je me force à ne jamais dépasser les 38, même sur les zones qui me le permettraient allégrement. Je roule cool et pourtant, je repasse bcp de monde et le premier tour se passe tranquillement sur un bitume et une route de rêve. Les volontaires aux differents ravitos sont parfait et les gourdes trés bien remplis. Faudra que je pense d'en garder une pour mon Lolo Blousonouvert. Je suis quasiment à la fin de mon premier tour quand le boyaux de ma roue avant éclate. Je suis dégouté mais je ne panique pas car je sais que ça ne ferait que me desservir. Démontage de la roue, arrachage du boyau, replacement du nouveau, centrage grâce à un démonte-pneu et regonflage, en moins de 4 minutes, je suis reparti et qui a dit que les boyaux étaient chiant quand on crevait ? Serein, je n'ai quasiment rien perdu et j'ai même fait une petit pause alors je repars sur un bon rythme mais je ne cherche pas à reprendre le temps perdu. Demi-tour à Callela et c'est reparti sur le même rythme, 36-38 et je ne cherche pas à accélérer d'autant que le vent s'est levé sérieusement. Je me sens bien, les jambes tournent correctement et pourtant, d'un coup, sans que je ne comprenne pourquoi, je n'ai plus rien dans le sac. Ça ne m'était jamais arrivé comme ça car d'un coup, je me retrouve à 25km/h et je ne peux rien faire, j'ai beau essayé de forcer, je n'y arrive pas alors je me détends, je mange, je bois, tente de récupérer comme je peux mais c'est long, très long et je passe par tous les états d'esprit : La haine, la rage, le désespoir, la colère, la tristesse mais au final, je ne panique pas et me dit que ça va revenir. Je n'ai pas fait 5 mois de prépa pour m’arrêter là alors qu'il y a encore 6, j'étais alité, prêt à me faire opérer sans savoir de quoi serait fait demain. La photo de mon petit bonhomme, que j'ai installé sur ma potence, me motive à mort et je ne lache rien. Demi-tour et c'est reparti en direction de Callela, bcp de monde m'a repris quand un pote me passe et je me colle à 12m en essayant de le suivre à la régulière et ça marche :sm3: Je me refais la cerise et à 5-6 kms de l'arrivée du demi-tour, je repars seul pour le dernier petit tour. Je recommence à doubler du monde, beacuop de monde et la moyenne remonte gentiment.
La classe quand même
Plus personne ne me reprendra, au contraire, je retrouve des jambes de feux et il est difficile de ne pas s'enflammer. Je tente quand même de temporiser et c'est déjà le rond-point de Callela, ce qui signifie que je rentre au parc et là, dans le virage, j'ai bien failli me mettre par terre car mon boyau avant et dégonfler. Un problème de valve dont je m'apercevrais après. Je décide de finir sur la jante en faisant attention mais il me reste quand même du chemin et c'est en 05h15'00 tout pile que je rentre au parc. Un peu déçu mais au vu de mon périple, ce n'est pas si mal car il me reste le plus dur.
Passage par la tente pour un changement rapide comme à mon habitude mais dés la descente du vélo, je sais que ce sera compliqué. Pas trop de jambes, je merde avec mes gels, avec ma ceinture porte-dossard et c'est en 04'35 que je sors de la zone de transition pour mon marathon. Le calcul est simple, j'en suis à 06h25 de course et il me reste 03h35 pour passer sous les 10h. Euh, je crois que ça va être compliqué...
je pars prudemment en cherchant un max mes sensations et finalement, après 2-3 kms, je me retrouve à courir comme à l'entrainement, à 12 km/h et je me sens bien. Je croise un pote qui me lance un -"super, après, on a le vent..." Je me dis cool, il va faire meilleur. Malheureusement, il ne m'avait pas dit qu'on le prenait en pleine poire car il souffle le cochon et là, je prends une petite claque. Je ralentis à 11,5, puis 11 et je continue péniblement à passer du monde, même à cette vitesse de sénateur. C'est là que je vois passer un missile bleu ciel, taillé comme un body-builder qui m'a fait un peu plus mal au moral, d'autant que c'est un Français, ni plus ni moins que Vincent.L
Je continue tout de même et finit par marcher à chaque ravito mais ne ralentit pas après cela. Je Cours doucement mais je cours. Je sais que je ne réaliserais pas mon projet mais je continue en essayant de positiver un max. Premier demi-tour et c'est reparti pour un autre 10 kms mais c'est long, très long alors je m'accroche au prochain ravito, toujours au même rythme.
Le troisième tour est interminable car on passe par une zone désertique sans personne pour nous encourager ou nous motiver et c'est là que la plupart des mecs marchent alors c'est dur dur. Je continue tant bien que mal et le dernier tour se passe un peu mieux mais à un rythme de sénateur et c'est en 04h05 que je boucle ce foutu marathon. Moment de tristesse pour un autre athlète, un anglais, avec qui je courrais depuis mon 37éme kilomètres car au moment de bifurquer pour en finir, lui, était obligé de continuer... J'ai vraiment eu les boules pour lui et suis revenu le chercher lors de son arrivée.
C'est finalement en 10h34 que je boucle ce nouvel Ironman, loin des 10h que j’espérais faire mais qu'à cela ne tienne, l'essentiel est ailleurs et je suis content et fier d'en finir. Comme je l'ai déjà dit, il y a encore 6 mois, j'étais alité, dans l’impossibilité de me changer seul, en attente d'une opération qui ne viendra jamais. Un Ironman bouclait sans être au top physiquement et avec 6 kgs de trop. Cela me motive pour la saison à venir et un probable retour sur cette épreuve et en attendant de changer de groupe d'age pour retenter l'aventure de la qualif pour Hawaïï, le rêve étant toujours permis. J'ai encore bcp appris sur moi lors de cette épreuve ce qui ne peut être que bénéfique pour l'avenir et mon retour à un meilleur niveau
La photo est trompeuse, il faut retranché 15 minutes à l'affichage ;-)
C'est Mr Walchoffer, Mr Roth et instigateur du label Challenge, qui me remet ma médaille et 2 bénévoles me recpetionne pour me guider vers la remise des maillots et m'installer à une table pour le ravito d'aprés-course, ai-je l'air si mal en point ??????? Non en fait, mais ça fait parti du package.
Du coup, j'ai jeté un sort à 8 croque-monsieur et quelques litres de coca, tout comme au feuilleté à la viande et au raisin... C'est repus que je vois arrivé mon Didier, perlus de crampes. Personnellement, je vais bien même si les jambes sont douloureuses et je pense que demain sera difficile.
Petit passage dans les mains de 2 charmantes kiné durant une bonne demi-heure et le flot de pote ne s'arrétera qu'avec l'arrivée de Sandrine, magnifique finisher de ce Challenge Barcelona
GOOD JOB IRONMANIAQUE ;-)
Mention spéciale à Andy qui a fini dans la douleur mais qui m'aurait presque arraché une larme tant son arrivée fut émouvante. Fier que presque tous mes potes aient terminé manque juste à l'appel notre Rouchon national qui part un manque de mental évident a preféré rentrer lamentablement au stand mais ce n'est que partie remise mec, j'y crois.
MERCI à toi Jérome pour ton aide, ta patience, tes conseils, tes qualités de coach qui m'ont permis d'arriver au bout. Nous n'avons pas atteind nos objectifs mais promis, l'année prochaine, je serais au rendez-vous, affuté, prét et en moins de 09h45
Merci à Seb d'avoir motivé tout le monde, merci aux collégues qui sont de vrais amis, jusque dans la douleur, petite pensée pour ma maniaque de colloque qui n'a toujours pas compris notre humour je pense mais qui est finisher, bienvenue dans la famille des hommes de fer ;-) et merci à nos supporters et photographes, même Thierry car sans vous, les moments critiques auraient pu se transformer en abandon.
Un énorme merci à ma chérie pour sa patience et son amour quand à mon petit Pierre, j'ai beaucoup pensé à toi dans mes moments de doute et de douleurs, tu m'as manqué... Je vous aime tous les 2 1/2 en attendant l'arrivée de ma petite Gabrielle.
Reste le retour à présent et la récup... qui a déjà commencé dés le lendemain soir looooooooooooooooooooooooooooool
Jour J-1, ça se précise...
Après une nouvelle nuit agitée à cause de la maladie, je ne fais pas trop le malin car je ne suis vraiment pas bien et la preuve en est que je ne parle pas beaucoup ce matin. J'ai eu beau me faire des inhalations de vicks et un badigeonnage intense, gober quelques cachetons, rien y fait... Faudra faire avec et peut-être qu'avec l'eau de mer, mes sinus se déboucheront, je l'espere tout du moins.
Aujourd'hui, derniers réglages de la bestiole à roues et dernier test avec l'ensemble du groupe puisque Dider Guiguine, Larouchasse et Andy Garcia de la Sierra de Gara sont enfin arrivés. C'est donc en ordre serré que l'on part reconnaître les premiers 20 kilomètres de la course.
ça, c'était avant le départ pour Barcelone mais c'était presque ça ;-)
Bon, autant le dire de suite, ça va envoyer du pâté méchamment. Le bitume est un billard, les routes hyper larges et fermées à la circulation automobile. Le vent n'est pas très présent ce matin et il fait super bon pour se déverrouiller les cannes. Pour une fois, on voit que certains ont la pression, ça roule calmement et il n'y a pas, ou si peu, d'attaques. D'ailleurs, ça ne sert à rien puisque sans forcer, on roule facilement à plus de 40.
Les premiers kilomètres sont marqués par quelques jolies bosses mais rien de compliqué, ça passera en force mais sans se faire mal. Il faudra les prendre à chacun des 3 A/R car pour le reste, c'est plat comme la main.
Après cette petite sortie bucolique, il est temps de finir les sacs et de peaufiner le vélo afin d'aller le déposer au parc. Normalement, je dois le faire à 14h30 mais pas envie de laisser les boyaux au soleil durant plus de 5 heures alors je décide de le faire le plus tard possible et c'est à 18h30 que j'arrive au parc en compagnie de Coach Seb est là, à ma grande surprise, nous sommes presque seuls. En 2 minutes, l'affaire est réglée avec la remise de la puce au passage. Vestige de mon passage à Zurich, j'ai conservé (merci chérie :-) ) une bâche kuoni afin de protéger mon missile et bien m'en a pris.
Le parc regorge de bêtes à rouler, ça me manquait et j'ai hate d'étre à demain. Les derniers rentrent pour placer leur vélo à leur tour, les pros l'ont presque tous déjà fait et je croise Marcel Zamora au passage et je remarque rapidement que son Gir's est bien moins élégant que mon Kalibur... Bin oui quoi, je me rassure comme je peux :-))))
Comme le montre la photo, le parc est digne des plus grands Ironman. Moquette rouge de partout et de la place à revendre, la grande classe quoi.
Passage par la tente de transition pour jeter un coup d'oeil afin de ne pas être surpris demain matin car je ne déposerais pas mes sacs ce soir. Je préfère le faire demain matin au dernier moment afin de finir mes sacs tranquillement ce soir. Là encore, la taille grand patron avec de la place pour tous, une organisation niquel et un placement des sacs que l'appréhendais un peu mais qui au final s'avére parfait.
Sac rouge pour le vélo-natation et bleu pour la course à pied-vélo
Après tout ça, retour au camping pour la fin des préparatifs et une bonne nuit avant le grand départ. tout le monde n'a cependant pas le même sens de la préparation et de la veille de course, n'est-ce pas Dider et c'est tout pour lui tout seul :-)
Il m'enerve ce Dider, une cuite la veille d'une course et Monsieur se permettra de me coller au cul toute la course
Allez bonne nuit à tous, demain, j'ai des comptes à régler avec moi même
Jour J-2... La pression monte
Quoi ? Déjà 08h30 et on doit être dans l'eau d'ici 1/2h ?????? Dur dur la vie de triathléte mais bon, je le veux bien. La nuit fut excellente bien qu'agitée par des maux de tête et une gorge qui gratte, on verra que ça n'ira qu'en empirant jusqu'au jour de course.
Rendez-vous est pris avec les petits gars de Périgueux sur la plage pour un décrassage natatoire et surtout un premier contact avec l'eau Espagnole.
Autant le dire de suite, l'eau est quasi-parfaite. Suffisamment chaude pour supporter la combi mais fortement salée. Les premiers mètres ne sont pas évident car les bras sont verrouillés et il y a pas mal de courant. Départ dans le sens du courant et les sensations ne sont pas top, le retour à contre-courant sera plus efficace et surtout beaucoup plus rapide. Un dernier sprint ou je colle aux fesses de Coach Seb et nous voila de retour sur la plage après 1h10 de batifolages ;-)
L'ambiance est toujours excellente avec les potes-collègues aquitains et nos retrouvailles sont toujours synonymes de plaisir. Ayant lancé l'idée d'un Ironman il y a déjà pas mal de temps, voilà que cela va se réaliser.
J'ai l'impression de faire tache au milieu de tous ces corps d'athlétes affutés :-(
Après une bonne douche et un gros encas, direction le parc des expos de la course pour retirer nos dossards et baver sur les nouvelles machines qui ne sont pas là. Juste le temps de me rendre compte que finalement, le choix du Look 596 serait le meilleur esthétiquement pour moi et que mon kalibur est toujours aussi sympa.
Pour moi, ce sera le numéro 309
Le Spé Shiv pas si énorme que ça mais pas à mon gout...
Une fois le package récupéré, direction l'expo pour baver un peu plus et/ou se rincer l'oeil au choix :-))))))))) Perso, mis à part un coup à faire sur une nouvelle trifonction, je reste zen. Bin oui, j'avais oublié de préciser que dans ma grande chance d'avant-course, j'avais cassé ma trifonction police, la seule tenue qui m'aille encore. Larouchasse devait m'en récupéré une chez F2P mais le connaissant, investir dans une Zerod ne serait pas une infamie. Bref, on verra demain...
Par chance, on arrive encore à croiser des stars accessibles et sympa ;-)
Retour à la maison, déballage du paquetage ou je décide de commencer mes sacs pour gagner un peu de temps sur demain.
Il est déjà 20h, et tout le monde est parti à la pasta-party que je zappe volontairement car pas envie de marcher avant la course et de me fatiguer. C'est avec Léonidas et ses 300, suivi de Terminator que je dine tranquillement, dans le calme et direction le lit pour le dernier sommeil réparateur avant la course.
- Petites précisions : Mes maux de têtes se sont accentués, ma gorge me fait souffrir, je commence à avoir des sueurs froides et je tousse comme une vieille trapanelle. J'ai les boules...
On y est... Let's go to Barcelona
Bon bin voilà, il est temps d'y aller car la course est dans moins de 5 jours et j’attends mes chauffeurs mais ce ne fut pas sans mal, une nouvelle fois. Après plus de 8 mois de maladie, de doute, de douleurs et d'inquiétudes, je ne pouvais pas faire un Ironman sans me départir de ma chance légendaire...
Déjà, les derniers entraînements se sont bien passés mais je suis tout de même un peu fatigué et il faudra absolument que je favorise la récupération dans ces derniers jours pré-compète. Malheureusement, comme à chaque fois que je prépare un Ironman, je me retrouve avec une tuile ou plusieurs et ça n'a pas changé. Cette fois-ci, après mes affaires professionnelles qui m'ont un peu miné le moral, je dois l'avouer, c'est la voiture qui nous lâche avec un gros moment de panique quand à l'argent que l'on va devoir encore dépenser pour la réparer, c'est l'assurance que l'on doit soudoyer pour un véhicule de prêt. Essayant de planquer puis d'oublier cet épisode dans un coin de ma tête, me voilà à préparer mes dernières affaires.
Dernière vérif. des sacs, de la bouffe, du matosse et du vélo en attendant mon chauffeur et son copilote quand je constate que le câble de mon dérailleur avant, changé il y a 3 mois, ne tient plus que par un mince et unique fil métallique. Il est neuf heures, je suis censé partir à 10'30 et le vélociste le plus proche est à 15 minutes mais ouvre à 10h. Heureusement, l'assurance nous a alloué une Yaris et madame, enceinte de 8 mois, se coltine le trajet car je n'ai pas fini de tout préparer. Gros moment d'angoisse et surtout d'énervement car j'ai l'impression de ne jamais pouvoir préparer une course sereinement.
Finalement, madame est de retour avant l'arrivée de mes chauffeurs et j'ai même le temps de tester tout ça et c'est avec un grand ouf de soulagement que je peux installer la bête sur le porte-vélo. Heureusement que j'ai une femme triathlète en or ;-)
Une fois tout installé, j'ai la place grand patron à l'arrière et il est temps d'y aller. Aprés tous les événements de ces derniers jours et le manque de repos, je sombre rapidement dans un sommeil trés profond, au point que certains, voir certaines, en profitent pour me surprendre dans ce moment de relâchement... Traitresse loooooooooool
L’ambiance est bonne et on me demande si je veux la clim. Comme il fait chaud, je dis oui mais légére car normalement, je ne suis pas un grand fan. Le trajet est relativement rapide et sur place, Le camping est sympa, à distance trés raisonnable du départ. Plusieurs potes sont déjà arrivés et nous font découvrir la plage qui est à 100m.
Premier constat, l’eau est excellente, clair, limpide même mais légérement houleuse. Onverra demain car une séance natation est prévue. Pour l’instant, je vais me reposer et essayer de faire une bonne nuit...
A demain
12 septembre 2011
dernier gros bloc... ça sent la poudre
ET bé, déjà plus que 20 jours et des brouettes et j'en aurais normalement fini avec un nouvel IM. C'est long, autant le dire et ma prépa commence à me peser mais il faut en passer par là pour ne pas avoir l'air ridicule le jour J.
Cette semaine était encore placé sous le signe de la chaleur et de la difficulté. Malgré toute ma bonne volonté, il a été dur dur de trouver la motivation pour ce dernier très gros bloc mais l'essentiel a été fait et bien fait. Malgré la fatigue, la démotivation par moment et le manque d'envie de l'autre, j'ai pratiquement fait l'ensemble du programme ou presque car la piscine était fermé pour vidange cette semaine et j'ai donc nagé 3 fois en lac. Heureusement, l'eau était super bonne, chaude et j'ai du virer la combi lors de la deuxième séance.
Quoi ? il est pas beau notre lac à Layrac ???
Pour le reste, la semaine a été moins chaude que les précédentes alors d'un point de vue physio, la récup a été bcp plus facile et heureusement car je suis naze, vivement la récup :-))))))))
Encore quelques séances que je me suis mise dans la tronche et bizarrement, les plus dures ont été les moins longues. Les 5h30 de vélo ont été relativement cool mais je suis rentré sec de chez sec. Aujourd'hui, j'entrais en mode warrior viking car il a fallu que je me fasse énormément violence pour aller faire les 02h30 de càp qui était au programme. Même si couru cool, je n'avais pas l'envie et ça s'est vu au démarrage. Cependant, je me suis dit que ça payerait à Barcelone alors autant ne pas réfléchir et aprés un moment, j'ai fini par regarder ma montre et là, à mon grand étonnement, ça faisait déjà une heure que j'étais parti. Sachant que le ravito et donc, le demi-tour n'était pas loin, je me suis remotivé et relancé.
Du coup, me voîlà sur le retour alors qu'il me reste 20 minutes, je décide de ne pas faire 15 minutes comme prévu mais les 20 derniéres minutes à allure de course. Mais trés vite, ce n'est pas 12,5, ni 13 mais à 14,5 que je galope sans douleurs, génes, non rien et ça m'a redonné le moral qui n'était pas top en cette fin de semaine.
Cette derniére séance m'a enfin permis de comprendre pourquoi certaines étaient si dures. Moi qui me croyait résistant, j'ai compris que c'est la chaleur qui ne m'allait pas, mais alors pas du tout. Aujourd'hui, il faisait chaud mais bon, couvert et donc sans soleil. Résultat, une séance agréable et sans douleurs.
Me reste à peaufiner la prépa, à récupérer car je sens que je ne suis pas loin de la rupture. J'ai quasiment choisi la tenue pour la course, le vélo est pret ou presque.
Maintenant, y a plus qu'à..
07 septembre 2011
Jour J-25... La pression monte
YIIIIIHAAAAAAAAAAAAAAA
Depuis aujourd'hui, je suis en vacances pour les 32 prochains jours. Je sais, je sais, certains vont encore dire que les flics sont grassement payés pour le boulot qu'ils abattent mais pour ma part, je n'ai pas eu de congés depuis mai et mon retour aux affaires. Les 25 prochains jours seront donc entièrement dédiés à la fin de la prépa pour Barcelone, au voyage et à la course.
Tous les voyants ne sont pas encore au vert mais on s'en approche sérieusement. J'ai encore quelques trucs à corriger comme mon alimentation durant la course , la tenue qui n'est pas encore trouvée complètement ou encore la logistique. Des broutilles donc car ce n'est pas mon premier Ironman et j'espere, ni le dernier.
Suite au tri d'Agen, la récup est un peu difficile mais ça va mieux, bien que pas complètement à 100%. J'ai 25 jours pour rétablir tout ça et il me reste encore quelques grosses séances pour parfaire cette prépa. Pour être honnête, il est temps que ça se termine car je suis un peu à bout et il y a encore 5 mois, j'étais condamné pour le tri. Revenir au niveau qui est le mien actuellement est déjà une belle victoire mais passer la ligne comme finisher sera magique. Le temps m'importe peu mais le coach m'a donné sa projection et j'ai halluciné... TRES OPTMISITE LE COACH et il me met la pression ;-)
Le plus gros du travail a été correctement réalisé, je pense, mais la course réserve toujours des surprises inattendues. Espérons que cette fois, ça passe pour le mieux.
Départ prévu le jeudi précédent la course pour un retour le mardi. Sur place, les plus grandes stars seront présentes :
- Dider "the oldman" Gueguen
- Cyril "Ironrouchasse" Rouchon
- Sébastiaan "le coach" Mondory
- Andy "jemechiedessus" Ortega de la Sierra de Gara
- Will "speedrunning" Normand
- Michel "Pocahontas" Astruc
- Sandrine "stressgirl" Gachiniard
Bref, du beau monde quoi ;-)
Hâte d'y étre et l'aprés-course risque d'étre coton, remember Fouras pour ceux qui ont eu la chance d'y étre ;-)
Pour mettre la pression à mes adversaires du jour, en concertation avec le coach, je vais dévoiler mes temps pour la course alors trembler, pauvre de vous :
- Natation : 1h03
- Transition 1 : 1'30 grand max
- Vélo : 5h20
- Transition 2 : 1'30 grand max
- Course à pied : 3h30
- Total : 09h56 avec pour but avoué, moins de 10h
02 septembre 2011
Tri sprint d'Agen
Avant un petit résumé de la course de dimanche, petit retour en arrière et sur le début de ma semaine.
Le dimanche précédent la course, 5h de vélo était au programme et le lendemain, 2h15 à pied. Malheureusement, une chaleur étouffante s'est installé depuis plusieurs semaines et les journées de dimanche et lundi seront les pires alors je les ai senti passé.
Dimanche donc, c'est parti pour 5h mais après 15 minutes, les bidons sont chaud alors c'est pas gagné. Petit arrêt en haut de la côte de Beauville pour recharger en eau et là, gros et méchant coup de moins bien sous forme d'une belle gerbe après avoir bu de l'eau peut-être un peu trop fraîche. Super agréable donc mais bon, faut bien en passer par là pour arriver à ce que je veux. Le reste de la sortie se passe bien mais sous une chaleur harassante et plus qu'étouffante. Ce sera pire le lendemain. 41° de moyenne sur les 2 jours et une sortie de 2h15 à pied plus que difficile mais elle est passée également. C'est le lendemain et le reste de la semaine que je sentirais le méchant coup de mou.
Suite à ces 2 grosses sorties, j'ai passé la semaine épuisé et impossible de récupérer. Après concertation avec le coach, j'ai relaché jusqu'à dimanche et je me sentais un peu mieux. C'était sans compter sur ma chère hiérarchie qui m'impose de bosser le samedi soir, avant le sprint, car c'est le Grand Pruneau Show. Quand on sait qu'il y a plus de flics que de festifs, ou presque, j'ai les nerfs mais bon, pas le choix.
Me voilà donc rentré à 5h30 pour une grosse sieste avant la course mais, une nouvelle fois, j'avais oublié que mon petit Pierre était dans sa phase colère de bon matin et c'est à 07h30 que je suis réveillé par les pleurs, non, les hurlements de la bête ;-))) Résultat, 2h de sommeil et une méchante envie de dormir mais impossible de retrouver morphée, sal....... Du coup, direction l'air de départ pour voir la course découverte que mon collègue Ju s'es pris la folie de faire. Comme ça, par défie et ce fut cool puisqu'il finit avec le sourire mais avouera après la course, je cite :"Putain, c'est dur, j'en ai chié..."
Le temps de prendre mon dossard, de rentrer à la maison afin de finir de préparer mon vélo et mon sac que me voilà reparti. Sur place, je retrouve les quelques 20 memebres du club inscrit et Copsté qui, de passage dans le coin pour les vacances, a décidé de participer à notre course aux saucissons locale.
Après, vérification du sens de rentré au parc, ma place choisie, il est temps de prendre la direction de l'aire de départ. Autant le dire tout de suite, le cadre est vraiment sympa, le lac et son eau sont excellentes (27° et pas de combi donc), la course à pied, autour, sympa même si faudra faire gaffe aux chevilles. Le seul gros gros souci à mes yeux restent le parcours vélo et le départ surtout. De la caillaisse et de trous pour démarrer, je trouve pas ça top et en plus, le parcours est du même acabit ou presque sur certaines portions...

15h : Top départ.
Après avoir trouvé une place convenable, je me lance à l'eau parmi les premiers mais sens de suite que je ne suis pas dans un grand jour puisque j'ai les cuisses qui me piquent avec une sensation de crampe. Les épaules ne répondent pas, je ne sens pas mes appuis, je pense que les 750m vont être très long. Pas de bagarre car j'arrive à suivre les premiers durant 150m et à la première bouée, je suis relativement tranquille. Nonobstant le fait que des mecs arrivent quand même à zapper la 2ème bouée ou à m'attraper par 2 fois les pieds, je dis bien attrapé mais après 2 mouvements de brasse, on en parle plus. Un truc à signaler et qui ne m'arrive qu'à la piscine, j'ai de la buée dans mes lunettes, preuve, si il en est, que l'eau est particulièrement chaude. J'ai alors du mal à distinguer l'aire d'arrivée alors je suis le mec devant moi.
Sortie de l'eau en 12ème position avec un chrono merdique de 13'30, je pointe déjà à plus d'une minute de la tête. J'ai beau m'arracher dés la sortie de l'eau, je sens que la journée a bien commencé.
Après une excellente transition, j'enfourche mon fidèle destrier pour les 20 bornes du parcours. Je sais que pour faire mon retard, je dois forcer sur le premier A/R sous le pont de Beauregard car après, c'est trop technique pour reprendre plus de temps. Je roule donc comme un dératé sur les premiers kilomètres que j'avale à plus de 45 de moyenne. Et ça paye car je reprends vite du monde sans qu'ils puissent me suivre mais je n'ai pas la patate, les jambes me lancent et j'ai toujours cette sensation de crampes. Je rejoins même Copste qui, lui, n'a pas son vélo de contre-la-montre mais qui malgré tout, tient l'allure. Pointait 10 à la sortie du parc, je suis 8 au 1er demi-tour puis 7 en entrant dans Boé, 5 en rattrapant Copste. Au prix d'efforts douloureux, j'arrive à creuser l'écart et à reprendre encore 1 mec. C'était sans compter sur Steph Arrayago qui me fait la nique sur l'un des secteurs pavés mais je n'ai pas cherché à le suivre par peur de me griller, j'aurais peut-être du ???? Je conserverais ma place jusqu'à la transition où j'arrive à recoller un gars de carbon-blanc mais sans parvenir à le doubler.

C'est ensemble que nous rentrons au parc et j'arrive à le distancer et ce, jusqu'à nos places respectives. Et là, Flash m'a habité l'espace de 5 secondes car c'est le temps que j'ai passé à ma place pour la transition. Une super transition donc, digne d'un Grand Prix, et je m'élance pour mes 5kms.
Le parcours est typé trail mais hyper roulant avec 2 petites bosses. Malgré un bon départ, je sens que je cale rapidement et n'arrive pas à augmenter l'allure. Je reste à 15,5 sans pouvoir augmenter le rythme, pourtant, le coeur va bien. Je reste avec mon pote de course made in Carbon-blanc, qui m'a rattrapé, durant toute la course à pied. Un coup devant, un coup derrière mais il finit par prendre la direction des opérations et je me cale dans sa foulée jusqu'au kilomètre avant l'arrivée ou je coince grave dans la dernière montée. Je me relance et sens une présence dans mon dos. C'est en fait le 7ème qui était loin derrière au premier tour mais qui cavale le salop. Il se cale dans ma foulée, m'observe et comme il voit que je ne tiendrais pas l'allure, me passe sans un regard et me largue très très trop facilement. J'ai bien essayé de résister mais non, je sèche. Voyant que je ne reprendrais pas plus le 6ème et que le 8ème est hors de vue, je décide de lever le pied réellement afin de conserver des forces pour le reste de la semaine.
C'est donc 7ème que je passe la ligne, pas si loin du 5ème et du 6ème puisqu'ils finissent à peine 20 secondes devant. Autant le dire de suite, je suis naze et extrêmement déçu de ma performance, si l'on considère qu'il y a performance. Je n'ai eu aucune sensation sur cette course et pourtant, quand je regarde mon temps vélo, il n'est pas si pourri mais avec plus de sommeil et de repos, ça aurait été jouable pour un top 5 : mon petit challenge perso.
Une belle journée mis à part cela pour le Layrac qui a fait encore des siennes avec des podiums et bien sur, l'équipe la plus représentée.
Maintenant, direction fin de prépa pour Barcelone dans de meilleures conditions, j'espere...
Résultat final : 7éme en 01h06'51 avec le 12éme temps natation en 13'26, le 3éme en vélo pour 33'34 et un pitoyable 19'51 à pied pour un 15éme temps
Point + :
- Mes transitions et là, y a pas photos
- Je cherche encore ???
Point - :
- Mes sensations générales
- Mon temps natation
- Mon temps vélo
- Mon temps course à pied
- Mon état de fatigue général
20 août 2011
Déjà le bloc 3...
Entre les grosses chaleurs, les séances, la famille et le taf, pas bcp de temps pour écrire un petit mot mais quand même, en ce jour de repos relatif, je prends un peu de temps pour faire un petit CR
Rien de nouveau depuis la dernière fois, si ce n'est que les séances se suivent mais ne se ressemblent pas puisque la forme revient de plus en plus en plus. Les 2h de vélo qui me paraissaient longues en début de prépa passent trop vite à présent. Une bonne preuve que la forme est là...
Les 2 dernières séances du blog 2 ont été une nouvelle fois énorme : 4h30 de vélo suivi le lendemain de 2h10 à pied. Sans douleurs, sans soucis ou presque. Toujours ce petit problème de régulation de l'alimentation mais ça va venir, je le sens. Le vélo passent tout seul à un super rythme et sans forcer alors que la course à pied me permet de me rendre compte que je vais mieux et là, ça motive encore plus.
Les 20 prochains jours vont être les plus durs au dire du coach avec comme point final, le tri sprint d'Agen avec, je l'espere une belle surprise à l'arrivée.
Une grosse séance de natation qui passe toute seule avec des temps qui m'ont stupéfié une nouvelle fois et le lendemain, grosse séance d'enchainement avec au programme : 1h45 de vélo soutenu + 50' à pied dont 3x3000 à allure de course + 1h15 souple mais 30' de force (tout à droite) + 10' de footing léger avec le chien. Super sensation si ce n'est la pluie et cette voirie de merde qui remplace de l'enrobé nickel par du gravas couplé à des silex. Résultat, encore un boyau tout neuf de foutu et ça commence à me gonfler sérieusement. Le reste de la semaine plus souple mais avec de bélles séances et heureusement car il a fait une chaleur de fou. Dur dur de sortir par 38 comme les 3 derniers jours mais c'est fait et bien fait, surtout la séances d'allure à pied d'une heure 1/2.
Demain, belle séance de natation enchainé avec la sortie vélo club mais peinard et dimanche, je retape dans le bois dur
- 5h de vélo et le lundi, 2h15 à pied................. ça va piquer et je ne vais pas être bcp à la maison :-( mais il faut en passer par là
Après, direction le dernier bloc pour finir à Agen...
Barcelona : J - 43 jours, 8 heures, 06minutes et quelques secondes au moment ou j'ecris ces quelques lignes. Ça va arrivait très très vite maintenant ;-)
09 août 2011
Fin du bloc 1, début du bloc 2... AIE
Bergerac à peine finit que je soigne les bobos. Non, le fait d'avoir couru et enchaîné avec une nuit de taf ne m'a pas gêné, ce sont surtout les 4 grosses belles ampoules que je me suis choppé qui m'ont fait mal durant la semaine.
Je ne mets jamais de chaussettes sur un CD et jusqu'au MD. Alors que je n'ai jamais rien eu, ce dimanche, le sable couplé à l'eau m'a tué les 2 voûtes plantaires, une malléole et un talon. Quand je dis ampoule, je veux plutôt parler d'un phare car elles sont énormes.
Le soucis, ce sont les 2 séances suivant le CD car je devais faire 4h30 de spade et le lendemain, 2h00 à pied. Après un coup d'éosine et de beaux pansements compeed, j'étais d'attaque. La séance vélo se passait super bien malgré une mauvaise gestion de la bouffe mais dans l'ensemble, ce ne fut pas mal : 140 kms en 4h30 soit 31 de moyenne à 125 puls. La séance de course à pied du lendemain fut un peu plus problématique car mes 2 cloques sous la voûte plantaire se rappelaient à mon bon souvenir. Je ne les ai pas senti durant 40 minutes puis à force de frottement, j'ai jonglé jusqu'à mon retour. Que cela ne tienne, j'ai serré les dents et après 2h05, je boucle 25 bornes à 12 km/h, soit mon allure théorique sur le marathon à Barcelone. De bon augure donc mais je n'ai fait que la moitié de la distance et pas de vélo avant ;-)))))
Le reste de la semaine fut plus cool mais studieux. Les séances se succèdent avec plaisir même si pas toujours évidente. Je me sens bien malgré une fatigue évidente ces derniers jours. Heureusement, aujourd'hui, c'était jour de repos et mamie est arrivée pour 3 semaines sûrement alors ça va nous soulager pas mal. Je vais pouvoir dormir un peu plus et surtout plus facilement.
Bizarrement, c'est en natation que je trouve que je progresse le plus rapidement. Je me sens super bien à chaque séance malgré le kilométrage élevé pour moi qui ne pensais pas revenir aussi bien. Dernier exemple en date : 26 x 50m nagé départ minute que je tournais entre 40-45" sans difficulté pour un total de 4200m ce jour là. Mon vélo revient tout doucement mais pas aussi vite que je le pensais quant à la course à pied, malgré de gros progrès, c'est loin d'étre ça mais le coach me demande de la patience... à moi :-)))))))
Bref, y a du boulot... Boulot qui me fait parfois peur car sentiment de ne pas y arriver et de savoir si je pourrais terminer et si oui, dans quel état. Si c'est pour mettre 16h et finir à 4 pattes, je le ferais mais quelle désillusion. 1 Nice et 1 Zurich m'ont suffit :-((((
Par contre, petit point sympa. J'ai abandonné les produits énergétique squeezy car n'en trouvant plus dans mon coin, j'ai testé et approuvé les produits MX3. J'ai testé les gels fast et long energy ainsi que les anti-oxydants tout comme les barres energy. Tous sont parfaitement passés sachant que je suis assez fragile du bide et de l'estomac, c'est un très bon point.
Autre point important, je me suis aperçu à Bergerac que je ne pourrais pas courir avec ma trifonction de Layrac sur l'IM car trop serré aux pecs malgré une taille L. aprés le test d'une XL, c'est les cuisses qui risquent d'étre irrité alors quid de la tenue ??? Celle de Zurich, la trifonction FSPF, une nouvelle ? A voir dans les semaines qui viennent et plutôt vite d'ailleurs.
D'ici là, direction Agen avec, pourquoi pas, une jolie surprise à l'issue de la course :-)))))))))))))
02 août 2011
1 triathléte chez Cyrano
Dimanche 31 juillet, 16h, prêt au départ...
Malgré ma grosse semaine d'entrainement, rendez-vous était pris pour participer au 20ème triathlon de Bergerac. Je me souviens qu'il y a 10 ans, une certaine Véronique Milinkovitch, ma grande soeur, participait à l'épreuve strictement réservé aux filles. Bon, on se met de suite d'accord, ça ne sera pas pour une victoire que je participe cette année et sûrement jamais :-)))) Non, pour moi, l'essentiel est déjà de finir dans de bonnes conditions histoire de valider mon retour en forme.
Premier bémol dans la prépa, suite à une intervention et à un bon gros con de bourré, me voila convoqué en plein vendredi après-midi au boulot pour être auditionné alors que je devrais aller nager. Bon, rien de méchant mais fait ton taf et l'administration te le rend bien et te soupçonnant de violences.
Bref, j'ai ma soirée alors................... Bin alors non, je dois bosser alors que ça fait 3 semaines que je l'ai demandé et que ça m'avait été accordé. Sachant qu'il va faire, comme d'habitude, une chaleur à crever, madame et petit Pierre resteront à la maison, au frais. C'est donc seul que je vais me rendre à Bergerac. Décision est prise de ne pas revenir dormir à la maison car peur de ne pas me réveiller alors dés le taf finit, à 05h, je pars.
01h30 aprés, me voilà rendu sur place avec une place nickel, à l'ombre et avec l'espoir de pouvoir dormir 3 ou 4h.
Finalement, je me lève après 2h de roupillage et pas vraiment la forme mais bon, faudra bien faire avec...
Vu l'heure matinale de mon arrivée, j'ai tout le temps de me préparer et d'aller repérer le parcours tranquillement. C'est chose faite à 11h et heureusement car j'avais oublié qu'il était aussi technique. Facile sur les 5 premiers kilomètres puis une succession de bosses qui risquent de me faire mal avec le retour à fond. En forme, je ne dis pas mais là, je me lance un peu dans l'inconnu.
Juste le temps de regarder les demi-finales de la D3 pour le secteur sud en duathlon et en triathlon qu'il faut se présenter au parc à vélo.
Déjà, mauvaise nouvelle, le départ est différé d'une heure. Pas top quand on sait qu'il fait déjà une chaleur à crever, que les boyaux sont gonflés à 10kgs et qu'il y a très peu de zones d'ombre pour s'abriter alors dur dur d'attendre le départ. D'autant que nous ne sommes que deux à s'étre inscrit alors que d'ordinaire, nous sommes 5 ou 6 voir plus :-(
Le fait de ne pas avoir pris de licence me fait partir avec un gars du club, Antoine et c'est au moins déjà ça de connu. S'aligne également Christophe "Enzo" Noclain, AlexPineau de Carbon-Blanc alors que ceux-ci ont participé aux épreuves du matin mais aussi de grands noms comme Benjamin Sanson, récent 12ème de l'Ironman de Roth ou encore Pierre Gaspariau qualifié pour Hawaïï. D'autres par contre, pré-inscrit, n'ont pas pris le départ comme Jé Becht ou Ludo Prouzet, tous deux blessés ou encore Mon pote Pierre qui a eu peur de venir m'affronter :-))))))
Bref, me voilà enfin pret à partir avec Antoine et un 3éme larron. Petite question de ma part :
- - "Euh, tu nages en combien ???"
- - "j'espere 25..."
- - "c'est bon, j'ai mon poisson pilote."
C'est dans une eau à température idéale que je m'élance et au profit d'une longue mais puissante ondulation, je me retrouve 5-6 mètres devant mon guide. Le laissant revenir à ma hauteur, je me cale bien sagement dans les pieds, sans forcer et le suis comme son ombre malgré les champs d'algues piquantes qui ont jalonné tout le parcours. Nous reprenons rapidement plusieurs concurrents partis avant nous et après quelques 300m, c'est à 3 que nous nageons. Jusqu'au demi-tour, pas de soucis, chacun nageant un peu au dessus de son rythme mais une fois le chemin du retour pris, je me retrouve seul. Étonné, je me retourne plusieurs fois pour m'apercevoir que je suis entrain de larguer mon guide ainsi que le sien. A la faveur du courant, n'ayant pas forcé jusqu'à présent, j'arrive à accélérer jusqu'à la sortie de l'eau sans jamais me faire reprendre et c'est en 26 minutes que je m'extrais de l'eau, 24ème temps mais je ne le sais pas encore.
Relativement content de cette première partie, je gâche tout en foirant ma transition : casque que je n'arrive pas à enfiler, chaussures récalcitrantes, lunettes capricieuses... Bref, c'est 1'39 après que j'arrive enfin à monter mon cul sur le vélo mais de suite, je sens que je n'ai pas de super jambes. Elles ne répondent pas super bien et je me rassure en me disant que ça va passer au fil du parcours. Faut pas non plus que j'oublie que je sors de convalescence, que je n'en suis qu'à une reprise et que je sors d'une grosse semaine d'entrainement. L'importance est ailleurs, un certain mois d'octobre.
Les premiers kilomètres sont toutes fois avalés à un bon rythme et je me cale sur une allure rapide histoire de lancer la machine. J'arrive à reprendre du monde mais aux premières difficultés, 4-5 bosses successives, je cale, n'arrive pas à relancer le bazar, je rage, j'empeste, gueule un coup mais continue à doubler les gars devant quand surgit Enzo sur son Canyon, qui me laisse sur place. Piqué au vif, mon orgueil prend le dessus et je relance, à m'en faire brûler les quadriceps, pour réduire mon écart avec Chris qui stagne à 200m. Dans le faux plat suivant, on est au même rythme sans pouvoir aller plus vite pour ma part. C'est le seul défaut de tirer un 51-12 :-| La fin du premier tour me fait terminer en boulet de canon et je repars avec la même ardeur sur le second. Celui-ci sera beaucoup plus facile et les bosses, même si ce n'est pas encore trop ça, seront plus simple à négocier. Le top restera le retour aprés le rond-point de Ginestet car tout en faux plat ou en bosse trés trés courte facile à passer en puissance.

Image peu flatteuse car je ne suis pas aussi gras, surtout des cuisses
Je laisse tout le monde sur place sauf un mec qui arrive à prendre ma roue mais à distance réglementaire. Ce dernier ne lâchant prise qu'à 2 ou 3 kms avant T2, je le reverrais sur la course à pied. Au chrono de liscriado, je boucle ce second chapitre à 35,5 de moyenne et en 01h07, avec le 10ème temps. Un peu déçu donc mais je ne pouvais guère plus.
Transition éclair cette fois-ci et c'est parti pour un petit 10kms sur un parcours déjà connu mais Ô combien difficile. Pas difficile par le tracés, bien que... Mais surtout rendu compliqué par la chaleur car il n'y a aucune zone d'ombre. L'organisation a eu l'intelligente idée, depuis quelques années, de placer 2 douches salvatrices à mi-parcours et un peu avant l'arrivée.
Parti à 12 km/h, je pense rester à cette allure car je me dis que plus vite, ce serait suicidaire vu mon niveau de préparation. Cependant, je me retrouve vite à 13, puis 14 et décide de lever le pied mais non, je me sens bien alors pourquoi se priver, ça pétera quand ça voudra. Je me fais rapidement reprendre par 1 ou 2 concurrents dont celui qui m'avait emboîter le pas durant le vélo. Celui-ci me met 150m mais en reste là, il ne m'en mettra pas plus et décide de le garder en point de mire, de m'accrocher. Je sens que j'en ai sous la chaussure mais me freine car j'ai encore la trouille de péter. Premier tour bouclé, je passe Sandrine de Périgueux et l'encourage d'un petit mot mais pas de deux, je cherche l'oxygéne ;-) Toujours aussi à l'aise, je me dis qu'il serait quand même dommage de finir avec encore un peu d'énergie et je décide de lâcher les chevaux. Passant à 15 km/h, je ne lâche rien et reviens inexorablement sur mon poisson pilote. A la faveur d'une légère montée sur un terrain herbeux, je le reprends, le passe et il ne me reverra plus. Forcant encore l'allure et bouclant les 2 derniers kms comme à la belle époque, je finis au sprint (le mien, pas Bolt) et boucle ce 10, presque 11 kms en 43,56 avec le 27éme temps.
Satisfait de ce retour à la vrai compétition même si il y a encore du boulot. Je pense qu'avec l'entrainement et la motivation, ça devrait le faire. Beaucoup de points sont encore à travailler mais pour un mec finit pour le tri il y a encore 6 mois, ce n'est pas trop mal ;-)))))))
Au final, je boucle ce 20ème triathlon de Bergerac à la 17éme place, en 02h19'02.
- 1500m : 27:39 et 24éme temps
- 41 kms : 01:07:27 et 10 éme temps / 35,58 de moyenne
- 10,800 ( au polar) : 43:56 et 27 éme temps / 14,78 de moyenne
Satisfait donc mais l'important est ailleurs ;-)
Points + :
- Ma seconde transition trés rapide
- Ma course à pied qui m'a rassuré mais qui est plus que perfectible
- La natation qui, sans étre géniale, a été correcte
- L'alimentation qui est bien passée
Points - :
- MON VELO bizarrement et surtout les relances dans les bosses ou les bosses tout court ????
- Ma premiére transition, complétement foiré (1'30 de trop et 2 places de perdu au finish)
- Le sentiment d'étre énorme et de ne pas avancer dans les trois disciplines












































