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Frankfurt, Ich komme...
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Frankfurt, Ich komme...
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21 juillet 2006

Ca va saigner...

Depuis le début de la semaine, je suis en remise à niveau "TONFA" et j'ai donc ressorti mon vieille Hakama. Le Hakama (japonais 袴) est un pantalon large plissé (sept plis, cinq devant et deux derrière), muni d'un dosseret rigide (koshi ito). Il était traditionnellement porté par les nobles du Japon médiéval, et notamment les samourais. Il prit sa forme actuelle durant la période Edo. Hommes comme femmes pouvaient porter le hakama.

Le tonfa

Kézako ??? Aussi appelé Baton de Police à Poignée latérale. L'histoire du Tonfa est intimement liée à celle de l'île d'Okinawa. Son utilisation originelle permettait aux paysans de moudre les graines de céréales en l'utilisant comme manche pour tourner les meules. Théâtre de conflits incessants, le seigneur Shimazu du clan des Satsumas finit en 1609 par interdire la détention et le port des armes sur l'île. Mais l'ingéniosité des paysans sut détourner les outils agraires de leurs fonctions pour en faire des armes d'une redoutable efficacité. Ainsi est né le Tonfa dont la parfaite efficacité en fait encore aujourd'hui un solide argument de défense et qui a trouvé bon accueil chez les policiers américains.

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Les différentes vagues d'immigration venant d'Asie vers les USA ont amené avec elles un bon nombre d'experts et notamment certains venus de l'île d'Okinawa. Jusque dans les années 70; la police américaine utilisait un bâton cylindrique de 65 cm de long, de 3 cm de diamètre et d'un poids de 500g connu sous le nom de Tambo dans les arts martiaux.

    C'est après que certains policiers ingénieux pratiquant le kobudo décidèrent de s'inspirer du Tonfa d'Okinawa pour transformer leur bâton de police en y ajoutant une poignée latérale au tiers de sa longueur. Le Tonfa de police était né, mais encore fallait-il revoir toute sa structure car cette nouvelle arme était dotée d'énormes possibilités techniques, mais surtout elle ne devait pas être utilisée en paire comme dans le kobudo, mais seule. Ainsi les concepteurs du Tonfa police imposèrent un nouveau revêtement avec des matériaux légers et résistant ) tous les chocs. Après de nombreux essais et tests de matériaux, les américains finirent par retenir un alliage de polycarbonate, recouvrant un bâton de 60 cm de longueur, le tout injecté en une seule pièce pesant environ 700 g.

C'est Mister PATUREL, instructeur au R.A.I.D., qui à importer le TONFA en France et qui à adapter celui-ci pour notre belle police...

En plus de ça, j'en profite pour me remettre sérieusement à l'Aïkido, que j'avais un peu laissé tomber depuis 5 mois, d'ailleurs, c'est quoi l'Aïkido ?????

Comme pour la plupart des Arts Martiaux, les origines de l'Aïkido se perdent dans un lointain passé. On retrouve ses origines dans l'Aïki-jutsu, pratiqué par le prince Tejin, sixième fils de l'Empereur Seiwa (850-880). Ses techniques furent transmises de génération en génération par la famille Minamoto pour donner ce que nous connaissons aujourd'hui sous le nom d'Aïkido

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Quatrième enfant et premier fils de Yoroku et Yuki Ueshiba, Morihei vit le jour dans la ville côtière de Tanabe. D'une santé plutôt fragile, Morihei était nerveux et tombait souvent malade.

Après une enfance passée dans l'école d'un temple (Terakoya) et une éducation primaire dans une école de Tanabe, il entra au collège où ses capacités en arithmétique lui permirent de devenir assistant du professeur.

A dix-sept ans, Morihei mit fin à ses études pour travailler dans un commerce familial, à Tokyo. C'est à cette époque qu'il commença à s'intéresser aux Arts Martiaux par l'étude du Ju Jutsu et du Ken Jutsu. Mais une grave maladie l'obligea à retourner à Tanabe.

Une fois remis, il épousa Hatsu Itokawa qu'il connaissait depuis son enfance. A vingt ans (en 1903), il s'engagea comme simple soldat au 61ème régiment d'infanterie de Wakayama où ses talents de combattant furent tout de suite remarqués. Affecté au 37ème régiment de la quatrième division d'Osaka, il profitait de son temps libre pour pratiquer le sabre de l'école Yagyu Shingan-Ryu.

Envoyé en Mandchourie, il revint en 1906 et quitta l'armée malgré la demande de ses supérieurs. Les six années suivantes furent pour Morihei l'occasion de continuer son entraînement des Arts Martiaux.

En 1912, Morihei partit avec un groupe de cinquante-quatre familles de Tanabe jusqu'au comté de Monbetsu, Kokkaido où ils fondèrent le village de Shirataki. A l'origine de cette émigration, une idée gouvernementale pour repeupler l'Hokkaido et qui cherchait des volontaires susceptibles de s'installer dans cette île au climat rigoureux. Après une longue lutte contre les orages et la neige qui ravageaient les cultures, les colons parvinrent au bout de deux longues années à recueillir leurs premières récoltes. Son épouse et leur fille en bas âge les rejoignirent à ce moment.

En 1915, grâce à un journaliste local, il rencontra Sogaku Takeda, maître de Daïto Ju-Jutsu. Durant un mois, Morihei parcourut régulièrement la journée de cheval qui le séparait d'Engaru pour suivre l'enseignement de Takeda Senseï. Morihei parvint ensuite à convaincre son professeur de venir s'installer à Shirataki.

En novembre 1919, Morihei reçut un télégramme l'informant de l'état de santé critique de son père. Laissant ses terres et la plupart de ses biens en cadeau à Takeda Sensei, il se mit en route sans plus attendre. Il fit tout de même un détour par Ayabe (près de Kyoto) en entendant parler d'un certain Onisaburo Degushi, maître de la secte Omoto, inspirée de la religion shinto. Leur rencontre marqua profondément Morihei qui espérait obtenir la guérison de son père grâce à ses prières.
Arrivé à Tanabe, Morihei apprit le décès de son père et passa les mois suivants à méditer et à prier. Puis il partit avec Hatsu, qui venait d'accoucher, et leurs deux filles pour Ayabe dans le but de trouver, auprès du révérend Degushi, la paix intérieure grâce à une vie religieuse.

Les sept années qui suivirent permirent à Morihei de faire évoluer sa conception spirituelle de la vie. Cette conception de l'unité du corps, de l'âme et de l'esprit fut à l'origine de la création de l'Aïkido, au moins autant que l'étude du Daito-Ryu. Encouragé par le révérend, Morihei fonda un Dojo (le "Ueshiba Juku") où il put faire profiter les membres de la secte de son enseignement. Il passa le reste de son temps entre la culture de la terre et la prière. Ainsi naquit l'Aïki Bujutsu.

Début 1924, il accompagna le révérend Degushi en Mandchourie afin d'y installer un centre spirituel, mais le petit groupe fut arrêté et condamné à mort. Grâce au gouvernement Japonais, ils furent sauvés et purent reprendre la vie tranquille qu'ils menaient à Ayabe.

A cette époque, certains officiers de la marine impériale, membres de la secte Omoto et fréquentant le Dojo Ueshiba, parlèrent de maître Ueshiba à leurs connaissances. C'est ainsi que l'amiral Isamu Takeshita découvrit l'Aïkido et fit tout par la suite pour le promouvoir. De 1927 à 1931, le nombre d'élèves augmenta tellement qu'un soutient financier permit d'établir un Dojo permanent en avril 1931 à Tokyo. Le "Kobukan" accueillit ainsi les pionniers de l'Aïkido, tels que Gozo Shioda et bien d'autres...

En 1932, l'organisation Budo Senyokai fut créée à l'initiative du révérend Degushi afin de promouvoir l'Aïkido au niveau national, ce qui provoqua un surcroît de travail pour le fondateur qui fit de nombreuses démonstrations dans tout le pays.

En décembre 1935, un incident entraîna la dissolution de la secte Omoto. Ueshiba Senseï, qui enseignait dans diverses organisations officielles, comme l'Ecole Navale, l'Université Militaire et les écoles militaires de Toyama et Nakano, ne fut pas inquiété.

En 1937, la guerre contre la Chine força de nombreux uchi-dechi à rejoindre les drapeaux. Puis, en 1942, la guerre du Pacifique vida un peu plus les Dojo...
Avec sa femme Hatsu, il décida de quitter la capitale et se retira à Iwama où il construisit un Dojo, véritable sanctuaire de l'Aïkido où il passa la majeure partie des douze années suivantes. Durant cette période, il continua à travailler et à perfectionner sa technique, créant ainsi le concept de "Takemusu Aïki" mettant en avant l'exécution spontanée de techniques sans forme imposée.

Au début des années cinquante, grâce à la volonté et à l'effort des pratiquants les plus anciens comme Gozo Shioda, Koïchi Tohei et bien sûr le fils du Fondateur, Kisshomaru, et de plus récents comme Morihiro Saito et bien d'autres..., l'Aïkido renaissait. L'enseignement d'O-Senseï traversa même les mers et commença à se répandre partout comme une réponse à un monde qui recherchait de plus en plus l'aisance et le confort matériel. Il ne faut pas non plus oublier toutes les personnes, anonymes ou non, qui à un moment ou à un autre ont aidé l'Aïkido à devenir ce qu'il est aujourd'hui.

Le 26 avril 1969, Morihei Ueshiba Senseï s'éteignait, léguant au monde un trésor d'Amour et d'Harmonie.

Voîlà, vous en savez un peu plus, la prochaine fois, je vous parlerais du sympathique mais destructeur Krav-maga qui signifie en hébreu " Combat Rapproché ".

Contrairement à de nombreux arts martiaux, le Krav Maga ne présuppose pas que les combattants respectent un ensemble quelconque de règles. En particulier, l'entraînement insiste sur des situations atypiques telles que :

  • réagir à une attaque surprise ;
  • combattre à mains nues contre un adversaire armé d'une arme tranchante (typiquement couteau, éventuellement caché au début du combat), contondante (batte) ou à feu ;
  • empêcher l'adversaire de sortir une arme ou de s'en servir ;
  • combattre contre plusieurs adversaires, sortir d'une situation d'encerclement ;
  • continuer à se battre blessé, sonné, attaché, etc. ;
  • protéger une tierce personne.

De plus, l'absence de règles développe des réflexes importants, en particulier celui de protéger son entrejambe et ses yeux.

L'entraînement au Krav Maga couvre aussi des situations susceptibles de dégénérer en combat et des méthodes, aussi bien verbales que physiques, pour éviter la violence lorsque c'est possible.

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Commentaires
M
... bin ROUND 1... FIGHT !!!! ;-)
B
Kravblague US: <br /> " Une bimbo seule prend l'ascenseur pour descendre dans un parking souterrain, Ben Laden tout excité la suit.... Imagine la suite...<br /> La bombe Shannon Elizabeth (ouuaaaaaaahhh....)sort de son entrainement de krav (c'est une fan..), elle est rejointe dans l'ascenseur par Ben Laden... Petit sourire de Shannon...Imagine la suite..."
B
Comme disent les "blaireaux" de ma salle de muscu : "No pain no gain" (pour les gaulois non anglicistes: "pas de résultat sans souffrir"), mais il fo pas le dire (c'est anti pub)...<br /> On est pas maso (quoique les triathlètes...), le sport donne aussi et surtout beaucoup de plaisir et c'est cela qui nous motive et c'est pour ça qu'on l'aime.<br /> Au dela de l'aspect selfdef (mais il fo insister: le krav c'est très très efficace..., le krav apprend aussi à se defouler, connaitre mieux son corps (redecouvrir son animalité) et surtout acquérir une solide confiance en soi.<br /> bref que du bonheur<br /> Mais tu t'exprime beaucoup mieux que moi, on attend ton article sur le krav: (si je peux un conseil; fait le "dans l'esprit krav": illustré, sans baratin, simple, direct et avec humour)<br /> a+
M
cool et sans tabou mais qui fait trés mal quand c'est placé, j'en ai encore les marques sur les bras du dernier entrainement looooooooooool
B
bien ton expo sur le krav<br /> le must de la self defense<br /> qui permet de libérer son animalité et ses reflexes:<br /> 1. Maximum de simplicité<br /> 2. Maximum d'efficacité<br /> 3. Maximum de rapidité<br /> dans un esprit cool et sans tabou
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